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21/10/2011

à tire d'aile dans un champs de coton

Je ne saurais le dire, je ne sais pas moi-même comment c’est arrivé, car depuis mon jour de née, elle ne m’avait pas quitté… je l’ai perdue, je ne vois pas le moment où c’est arrivé mais l’idée noire de ma vie qui depuis toujours m’accompagnait a déserté mon cœur, m’a rendu la raison.
Pas la raison sagesse qui donne le ton dans les bonnes décisions. Non, la raison de vivre, celle qui donne au cœur la mélodie pleine d’une vie de bonheur. Cette raison raisonne, fait battre le cœur non plus pour pomper le sang qui fait avancer le corps mais pour scander les notes qui font mon oraison… mon ode à la vie même et mon pardon aussi d’avoir, tant d’années vaines, pleuré d’être ici.

J’ai renié la vie plus d’une fois, plus de cent, me considérant toujours comme une erreur du vent, une chimère posée là sur le ventre d’une mère, un accident en somme qui fut devenu grand…je n’aimais pas les jours, je n’aimais rien autour, j’attendais patiemment que l’on se rende compte de cet erreur du vent et que l’on me renvoie d’où je venais d’un immense grand néant…

J’ai grandi en repas, j’ai étudié la vie par les cours ici et là, l’école me plaisait, j’y comprenais le sens, le fonctionnement pur d’une phrase ,d’un son, d’une sage écriture. Et dehors dans la cour je regardais toujours autour de moi comment les autres vivaient, je n’étais pour eux jamais là, transparence orchestrée avec maestria par moi-même ne voulant m’impliquer dans les rires d’une vie qui ne serait pas pour moi. Perversion mentale qui ; m’habitant telle une jumelle siamoise ; me disait à l’oreille sans répit jour et nuit que ma peau sur les os était bien la seule preuve d’existence réelle… elle riait, me rallait, se moquant toujours de mes désirs secrets, de mes rêves d’amis, de mes illusions sourdes d’être aimée ici bas…

Cette jumelle schizophrène qui n’existait qu’en moi m’a pourri les années d’enfances que la vie donne en prêt. La vie est passée, souriant tristement et posant sur moi une main compassion, elle reprit la location gageant à leur tour les années illusions de pouvoir rebelle de l’age de raison.

Adolescence où les mots trouvent un sens, où le mal être s’explique ,où la petite fille silencieuse a ses raisons de grands, le mal qui me rongeât à cet âge ;dit ingrat ;fut si sourd, si cuisant, que je hurlais sans son qu’on m’arrache le cœur plutôt que de permettre qu’un lendemain arrive.

Je suis née tristement et tristement je vivais. Gangrenée de noir, pourrie de mal de vivre, j’ai reçu une vie comme on reçoit un chien, je n’y connaissais rien, seul l’être biologique connaissait le chemin. Adolescente triste comme tous les chats sont gris, j’ai gâché à leur tour une paire d’année de vie…et la vie repassa et ne me trépassa, elle versa une larme sur ce fruit pourri et repris la jeunesse au profit d’une vie… que je donnai moi-même. Première de quatre cœurs mis en route en mon sein…

Des enfants ! Voilà ! Mon corps aura au moins servi à cela. Si j’aime cet état, oui ! Pouvoir donner la vie, quelle belle destinée… cela me rempli d’une forme de fierté mais cela ne guérit, n’apaise pas  ma jumelle séculaire qui récrimine encore et me susurre dans l’oreille que me voilà belle de transmettre à ses anges une si piètre lignée… elle me fait pleurer de me dire "ils te ressemblent", elle me fait douter quand leurs pleurs ne s’arrêtent et m’accuse d’égoïsme de les avoir engendré. Oui être mère me rend heureuse à outrance, la mère se gonfle le cœur d’une frêle arrogance mais la femme se meurt ne trouvant pas sa place dans cette vie nouvelle fait d’innocence et d’amour.
Voilà, ce fut ma vie, jusqu’à … en fait je ne sais pas.
Un matin, me levant, je me suis réveillée, entendez par là, que j’ai ouvert les yeux pour pouvoir voir enfin, j’oserais dire que je fus enfin née !

Je raisonnais en moi et parlais en même temps et je n’entendis nulle voix se superposant à la mienne comme avant, j’étais seule, enfin seule à vivre en dedans, ma jumelle mausolée avait quitté les rangs, elle avait abdiqué sans prévenir mon conscient, elle est morte un matin, elle est repartie dans le vent de chimère qui l’avait fait naître avec moi, en même temps.

Et d’être enfin seule, paradoxe subtil, me voici entourée de tant de cœurs aimants, mes enfants ont grandi, j’ai été une bonne maman et la femme que je suis rend grâce à cette mère d’avoir su, malgré mes tourments, éduquer avec amour et patience nos quatre enfants.

Mon cœur a développé l’art de m’aimer , subtil et rare pouvoir qui me donne le droit d’apprécier, de rater, de recommencer, de pouvoir me tromper sans m’accabler, de ne pas m’attacher aux vils clichés mais de me voir vraie, tel que je me suis fais.


Je suis heureuse , bonheur qui vaut plus que de l’or, satisfaite d’être ici, enfin en paix avec l’histoire de ma vie, je ne suis pas une chimère , je connais ma valeur, le sens de l’existence. Aucune place n’est donnée sur la ligne du temps c’est à nous de dessiner notre monde, notre train, notre gare et enfin nos besoins.

La vie est passée, son regard amusé, sa patience récompensée, elle m’a soufflé de ne pas m’affoler pour les rides du temps, bientôt quarante ans. Je n’ai pas gâché ses années données, j’ai juste oublié de les regarder… il m’en reste beaucoup encore pour aimer être en vie et un jour de sérénité rattrape vite ces années moroses.

En cadeau elle à posé juste à coté sur l’oreiller un amour, grisonnant et charmant comme dans les contes de fées, un être à aimer qui soit dit en passant m’aime pareillement. Sans rancune m’a t elle dit, laisse au passé le soin de pleurnicher, et vois ton futur comme un roman à vivre, quant à mon présent, en un mot , un baiser gourmand.

Je dormais, sans rêve mais me voici réveillée… heureuse, enfin, d’être née.
Big bisous
Aglaé





07/10/2011

comme le murmure de l'eau

Être en couple … N’est ce pas bizarre rien qu’à la syntaxe ?? Est on en couple ? Ou bien avons-nous un couple, intrinsèquement, il serait question ici d’état ou de possession…

Dans un cas, nous serions, identitaire à l’autre, devenant partie d’un tout, comme si d’un état souverain de seule nous devenions une république de deux …

Dans l’autre cas, nous posséderions quelque chose qui nous fait dire que cet avoir là nous donne le pouvoir de parler de nous au lieu de soi…regardez, j’ai un couple…

Petit prélude à mon discours, petit débat au sujet de l’amour, questionnement de filles pour les incultes, fondements d’une philosophe -furieusement inspirée par la volonté de garder le bonheur- pour d’autres…Parce que oui, trouver le bonheur c’est simple en soi, un parfum, une fleur, un joli sourire , un effleurement apportent le bonheur… mais celui-ci  est subtil autant que volage et pour s’y accrocher besoin est de savoir tout et toujours, afin d’éviter de le brimer un peu de peur qu’il se sauve pour toujours s’en allant, ne montrant que la vie élémentaire et grise bien qu’entière et sereine. Une vie sans bonheur, je vous le concède n’est pas vaine mais dites moi , le voudriez vous vraiment ??

Je me pose trop de questions, je suis trop « intellectualisante » des banaux verbiages de la vie…je cherche les racines d’une phrase qui brime sous couvert de rigoler… j’explore les fondements d’un regard distant, d’un oubli de nouvelles,d’un fossé qui se creuse… les humains sont pour moi l’apprentissage fou autant que flou parfois… et j’avoue que souvent je ne comprends pas… pourquoi ??

Qu’on me dise tu parles trop, je me tais aussitôt gardant au bord des lèvres les questions palpitantes que m’apporte autrui…

Je me pose trop de questions voulant connaître un avenir que personne ne côtoie, comment savoir si demain sa main se posera encore sur la mienne ? Ou si une amitié restera à jamais ?je ne le saurai pas, rien n’est écrit ici et là pour aider les humains à se pister la vie… il faut donc jouer, lance les dés ma belle un 6 me fera te dire que je t’aime, un 2 m’enlèvera de ta vue … voilà à quoi se résume notre avenir… alors  je le meuble pour moi de projets calculés, de promesses de joies, de jours de sérénités… et je me prends à rêver de ma réalité.

 Et de relire ici ces mots me voici plus confuse, les questions fusent encore et encore

Aujourd’hui j’ai compris deux choses dans ma vie…

Nous ne possédons rien hormis notre volonté de vivre et nous ne sommes que nous même pour pouvoir exister…

Et le livre de ma vie n’est qu’un début chaque jour que personne ne pourra me raconter pour m’aider, c’est un livre à vivre jusqu’à ce qu’il soit fermé…

Les questions resteront mais comme les dire agacent qui ne saurait répondre, je les remplacerai par un vague sourire…

Et si de mes  questions naissaient des angoisses, je les noterai sur un petit carton

Et si de ma vie disparaissaient les traces je me plairais ici à réécrire ma vie en chanson

Je me pose trop de questions, en fait une seule vraiment, mais oserais le demander ?

Est-ce que l’amour vraiment peut durer toujours ?? C’est si bon de l’avoir, si touchant de le voir que c’est vrai souvent je me pose la question…

Une réponse sure aurait pour simple effet de tuer le discours, sachant que oui l’amour dure comme le ciel et la terre… je serais apaisée …

Mais bien sur il n’est rien de moins sur que cela, il n' y a qu’à regarder chacun autour de soi… souvent l’amour meurt sans que nous n’y puissions rien…

Alors, oui, je me pose des questions…ne m’en tenez pas rigueur…

06/09/2011

chers enfants


De source sure il est certain que vous êtes miens. Deux enfants premiers nés portés il y a quelques années  au sein d’un corps de mère qui vous offrait une vie…
Des étés ont passés, votre vie si menue dans mes deux mains ouvertes s’est muée en un chemin ou vous ne devez même plus me tenir le doigt pour faire vos choix.
Je le sais votre vie, vous en êtes les rois ! Si surs de vos choix, si remplis de convictions qui vous poussent à penser que je ne comprends pas …Mais :
Je comprends ! Vous grandissez et vous pouvez vous passer d’une maman, tant que votre mère restera là au cas où …
J’ai bien vu au fil des ans, vos chagrins, vos sourires, je vous ai bien regardé grandir, et ça vous énerve quand je dis « attention là ça coince », où « tu sais je te connais quand tu fais ces yeux là », ou « ne prends pas ce chemin il est truffé d’embûches, suis plutôt mon conseil je suis passée par là ».mais quand je fais silence , que je ne parle plus , votre peur est grande que je ne vous aime plus…
J’ai eu mal dans le ventre quand votre vie d’enfant a basculé dans une guerre de grands… quand vos deux parents ont décidé de rompre le fil de votre si belle espérance en vous obligeant à accepter ce fait, pour vous deux à présent deux maisons, deux parents, deux discours, division de votre cœur envers deux parents que vous aimez pareil…on vous aime tout autant.
Je comprends la colère quand enfin habitué à ce nouvel état, on vous dit, maintenant, regardez, papa aime à nouveau, n’est ce pas beau un bébé ?? Allez ça va bien se passer!
Et voilà que maman aussi de son coté se met à jouer les fées, amoureuse à son tour, elle vous met dans les pieds deux charmantes poupées et leur papa avec… tant d’amour ça se partage… ça va aller dit elle, on se pousse, on sourit, la photo est parfaite…

Je comprends, mais sachez que je ne peux l’accepter, car derrière votre colère se cache un très vieux monstre que je n’aime pas, c’est l’intolérance !!! Bonne vieille sorcière qui nous pousse à juger au lieu de créer. Qui nous pousse à accuser au lieu de comprendre et l’égoïsme qui nous montre toujours ce que l’on veut pour soi sans nous expliquer que pour ça on prend aux autres…
Mes enfants pour faire court et sans vous supplier car mes choix sont à prendre, il n’y a pas à en discuter, je ne suis pas injuste et ne vous lèse pas, je ne vous prends rien pour le donner à d’autres, je vous demande simplement d’accepter la différence des autres de la même manière que les autres acceptent vos changements, vos opinions et vos demandes.

Vous êtes devenus tous deux des ados, surs d’eux dans votre petit monde, mais n’oubliez jamais que pour être ces ados que vous décrivez vous-mêmes si parfaits, beaux et bien sous tout rapport vous avez eu la chance d’être élevé par une mère acceptant sans cesse vos sautes d’humeurs, vos revendications, vos bêtises, vos passions… c’est en partie grâce à ça que vous êtes aujourd’hui ce qui vous tient à cœur !!
Alors laissez la chance aux plus jeunes que vous d’avoir la même option que je vous ai donné de laisser faire des erreurs sans les insulter , les punir ou exiger…moi , pour vous deux, je l’ai fait sans hésiter. Ils ont eux aussi le droit de grandir à leur rythme sans devoir obéir à vos exigences toutes neuves.
Autre chose, avant de commander les autres, il faut avoir en toute chose une rigueur impeccable car la meilleure façon d’apprendreà ses pairs est de donner l’exemple ! Alors patientez encore, apprenez encore, trompez vous encore mais n’exiger jamais d’autrui qu’il soit parfait là où vous êtes en faute. Car cela prêtera toujours à la moquerie et à la trahison.
Je ne vous fais pas la promesse que votre vie d’ados sera rose et sans faille, je ne vous ai jamais dit que la vie était facile et que tout serait fait pour votre confort…je ne vous ai jamais montré que j’étais parfaite et que tout allait être sans accrochages. Mais je sais qu’une attitude telle que vous la montrez aujourd’hui, rendra notre histoire à tous plus difficile encore.
Je sais que certaines choses sont difficiles à vivre mais soyez surs que de vous montrer si durs ne vous causera de tort qu’à vous-même en fin de compte… car oui, notre famille est un drôle de puzzle fait de pièces venues de tous horizons…mais une famille, où chacun s’aime n’est ce pas là un trésor rare ?
Et avez pensé à moi, maman de deux bambins heureux et qui doit chaque jour accepter de vivre avec ses deux ados qui sans le lui demander, changent si brusquement ? Mon amour pour vous disparaît- il au fil de votre chemin vers la vie des grands ? Est ce que je vous ai déjà fait sentir une seule fois que maintenant, plus grands, je ne vous aimais plus au profit des petits ??non, je m’adapte, apprenant un jour qu’il ne faut plus vous donner la main, un autre jour que vous n’avez plus besoin de câlin, un autre jour encore que ce que je dis ne sers à rien. Le changement mes enfants fait partie de l’homme et s’y opposer farouchement ne le fait pas partir.
Au même titre que vous deux qui changez chaque jour, notre vie change aussi surement que le ciel change chaque jour !!

Alors, s’il vous plait pour vous-même avant tout mais aussi pour nous tous, arrêtez de penser que vous avez le droit de changer, de grandir , de devenir adulte en faisant vos choix, sans donner aux autres au sein de notre famille le droit de faire comme eux en ont envie.
Vous ne pouvez pas exiger de moi que je reste la même et que ma vie reste figée dans vos habitudes tout en exigeant de moi que j’accepte que vous changiez sans dire un mot. Laissez moi, moi aussi, adapter un peu vos jours afin que notre famille s’en porte toujours mieux

Une seule chose ne changera jamais quoi que vous puissiez changer en vous-même c’est l’amour inaltérable que je vous porte depuis votre premier jour. Il y en a assez pour que jamais vous n’en manquiez, et si j’en donne encore à d’autres que mon ventre n’a pas vu mais que mon cœur à adopté, n’ayez aucune crainte de manquer, pour vous 6 il y en aura toujours. Et si vous avez peur d’être remplacé par de petits bouts de choux qui ne disent pas encore que je n’y connais rien ou que je suis dépassée, n’ayez crainte, vous pouvez m’aimer , me détester , me laisser, dans mon cœur mes enfants vous êtes enracinés . Et si vous trouvez que je m’occupe subitement plus de deux enfants qui ne sont pas de votre clan et que je vous (dé)laisse dans vos chambres d’enfants, n’oubliez pas que c’est vous qui l’avez souhaité en me disant, c’est bon on est grand. Et mon clan ici n’est pas fait de sang, de lignées ou de rang, mais juste d’amour…
Il est un fait -vous deviendrez parents- que les plus jeunes ont besoins de plus de présence ! Non pas d’amour, mais de présence !Regardez, les petits, ce sont eux qui viennent chercher l’attention, vous deux , fuyez mon affection… et je ne vous en veux pas, les besoins de chacun change avec le temps, il ne faut pas après venir dire « DIFFERENCE » je ne fais que répondre aux besoins de chacun , des plus jeunes aux plus vieux…

Pour conclure ce discours, d’abord les mots d’amour ! Chacun d’entre vous quatre d'abord est aimé tel qu’il est, vos défauts, vos erreurs, vos mots  n’y changent rien .Le fait qu’en chacun de vous papa se dessine dans vos yeux, vos postures n’y changent rien, je m’y vois aussi à pareil équilibre et je vous aime pour ce que vous êtes vous ! Deux autres enfants m’ont tendus la main, je ne les aime pas juste parce qu’elles sont sur mon chemin, parce qu'il faut bien, non, je les aime aussi parce qu’en aimant leur papa, je le vois  là et ses enfants nous aiment en retour… mon cœur est assez grand pour y loger deux enfants de plus sans vous enlever une part de mon amour.
Ensuite, étant votre  mère il faut que je vous le dise et par mon exemple envers vous , que je le montre. la tolérance dont je fais preuve pour vous deux qui changez, soyez  en échange à votre tour tolérants envers ceux qui changent, envers ce qui change… pas juste pour notre famille mais pour chaque être qui vous entoure.
Enfin, exercer vous à voir vos défauts avant de reprocher aux autres les erreurs que vous faisiez il n’y a pas si longtemps…et que vous ferez encore à n’en pas douter ! Regarder toujours en vous et sachez très précisément ce que vous valez avant de vous permettre de juger !

Voilà, mon cœur à parler… j’espère sincèrement que vous avez su écouter…


28/03/2011

mielleuse affaire

Être amoureux quel bizarre état des choses…

Seriez vous rationnelle qu’instantanément vous deviendriez pour le moins une rêveuse naïve, troquant les listings contre des émotions, les agendas pour un moment dans ses bras…

Seriez vous cynique que des fleurs vous pousseraient sous les yeux, dans les mains et que le goût amer de vos blagues acides, se transformeraient en mielleux gagatismes.

Seriez vous avertie que de votre belle plume vous rédigeriez sur l’honneur la promesse éternelle que vos deux cœurs pour toujours seront unis de vie, que votre vie même sera à jamais pour lui…

On se donne tant de raisons de croire encore en nous et bien plus encore en l’autre. Aimer est l’essence même de toute vie, mais me voici déstabilisée car, je me surprends à aimer depuis l’instant précis où tout a commencé, utopie ou folie, ai je d’abord aimé l’idée d’aimer ? Où ai je aimé son premier baiser avant de l’aimer lui-même ? Je ne saurais le dire mais amoureuse je le suis.

me voici gâteuse, bien qu’avertie,je jure et donne à  mon chéri un cœur … Etrangeté de la vie, j’aime à aimer cet homme que je ne connais point encore très bien, ne le découvrant que depuis moins d’une saison… mais l’étudier est pour moi un piquant divertissement, il me surprend, m’amuse, m’émeut et me transporte, il me donne une telle force.

Comment décrire ceci…

Je dirais que tomber en amour, c’est se laisser conduire dans un endroit qu’on ne connaît pas, mais où l’on sait que l’on va apprécier, il y fait noir, tellement noir que l’on ne voit rien. On se sent en sécurité, même si l’obscurité nous donne un arrière goût de crainte…on tâtonne pour apprendre à connaître ce nouvel univers qui s’ouvre à nous… ici du bout des doigts, la douceur d’une sensibilité nouvelle , là, l’aspérité d’un trait de caractère découvert, plus loin d’autres contours,on marche à petits pas, on a peur  tout de même qu’un terrain trop accidenté nous fasse trébucher, qu’une faille, qu’un trou, nous fasse tomber… on avance pas à pas, on découvre…on amorce, on est grisé de nouveauté…tout en voulant voir jusqu’au va ce pays.

Notre vue s’adapte pourtant à cette excitante pénombre. Doucement, des contours apparaissent, on distingue des ombres, des contrastes, des vides, on se plait à aimer cette architecture brumeuse encore noyée dans des vagues d’inconnu, car on ne connaît jamais vraiment l’autre puisque déjà l’on ne se connaît jamais soi. On voit certains tableaux qu’on n’imaginait pas comme ça, on ne s’attend pas à ce tournant là, on doit parfois apprendre à apprécier ce qu’on disait ne jamais vouloir envisager.  Mais l’ensemble est plaisant, on ne regrette pas l’avancée… déjà on avait aimé ce qu’il y avait à montrer au niveau du monde, ses yeux, son regard, sa façon de vous voir, la place sur son épaule pour y poser la tête, la hauteur qu’il avait sur les choses… et nous voici ici à nous imprégner de ce que les autres ne peuvent voir, on se sent unique de visiter son univers, on a le droit de voir ce qu’il cache à la terre…

Être amoureux, pari sur la vie, car on aime avant même de connaître… paradoxe total ! Et de savoir, pour ma part affine mes sentiments, car, ce que je découvre au fil des jours me plait et me donne envie de découvrir encore… au point de vouloir apprendre de lui comment il sent la vie, quels goûts lui font plaisir, quel est son drôle d’air, quand il ne sait quoi dire, et quand je l’agacerai, retroussera t il le nez ? Où un simple sourire sera  tout ce qu’il voudra bien me décrire ? Est ce que je pourrai comprendre sans mots le regard qu’il me lancera au milieu de plein d’autres ?

Oui, je suis amoureuse, je ne le nierai pas, et je dois dire que je n’ai jamais connu sentiment plus épanouissant que d’aimer cet homme là que je ne connais pourtant  pas encore si bien que ça…

Bizarrerie de l’humain, du monde ou des espoirs, pied de nez du destin qui a  voulu me faire croire que ma vie serait blizzard. Alchimie de deux  qui ne savaient même pas qu’ils s’aimaient déjà. Alors que nous voilà, ensemble à construire une nouvelle vie à deux que je vis avec tant de plaisir…

Merci à toi bel étranger devenu mon beau voyage, mon cadeau précieux… mon félin; merci à moi d’avoir gardé malgré tout la conviction qu’aimer est beau et que peu importe comment la vie vous malmène, quand elle vous offre un tel cadeau, on ne peut que penser que ça en vaut la peine...

Big bisous aux amoureux…

Aglaé

 

 

 

 

 

 

18/03/2011

comme une pie

Les temps changent, les gens changent,extraordinaire je change… en mieux !

Je passe moins de temps à me demander comment changer pour être mieux, et du coup, sans rien faire, les choses se donnent un air de détente.

Je suis plus sereine face à ma carcasse que je ne traîne plus comme un excès de bagage, mais que j’habite vraiment, lui donnant le retentissant son de mes rires…

La réflexion me vient de cet espèce de moment où suite à une infime secousse, tout à coup, la terre tremble et entraîne avec elle l’éclosion du bijou. Je suis moins à l’affût du reproche caché et m’autorise même à rire de moi si le cœur m’en dit.

La réflexion en fait était verbalisée, mine de rien, me faisant remarquer que jamais je n’arrêtais de meubler de mots toute forme de silence…

 

Oui je le confesse, je suis ce que l’on appelle une bavarde, pourquoi dés lors m’en offusquerais-je quand quelqu’un d’autre le remarque, je papote tout le jour, dormant la nuit, et oui, j’ai évité de justesse cette tare ultime de parler sans le vouloir durant mon sommeil, c’est ma fille qui se l’est prise… mais le jour, du réveil au couchant, je ne peux m’empêcher de commenter la vie, en l’occurrence la mienne ,de milliers de mots offerts à moi par la grâce de quelques cordes vocales pour la technique…

J’aime les mots pour ce qu’ils expriment mais j’aime encore plus les utiliser pour m’exprimer sur moi-même en réalité… mon interne mémoire est à ce point complexe que les mots sortis permettent de mettre de l’ordre dans cette immensité. Les émotions à gérer, les doutes ,les complexes sous leur formes cutanées, expliquer les concepts du non verbal, oui, je lui ôte en faisant cela sa raison d'être, mais une compulsivité de partager ce qui ne peut être compris que par les mots apprisme pousse à donner une forme de vie à ce vague sentiment que l’on doit s’expliquer sur ce que l’on fait…se dire, se raconter au cas ou quelque chose nous aurait échappé…

 

Dés lors, en relisant ces lignes, deux choses à constater :

Je ne saurais changer cette forme de badine, elle est devenue je crois partie de moi, et s’exprime souvent sans que je la filtre -enfin directement- elle se joue de la pensée, se donnant parfois l’aspect ridicule d’une parole en l’air ou le ton acide d’une parole de trop, mais la plupart du temps ma parole est d’or…

je peux à tout le moins essayer de trouver des moments opportuns où le silence est de mise…où mon babil déversé à un rythme effréné devra pour un temps rester caché. Ne pas parler, ne veut pas signifier qu’on a plus rien à dire mais le dire est parfois tout à fait inutile…

Pardon très sincèrement à ceux qui me subissent depuis pas mal de temps. Mes collègues le savent bien, parler est pour moi comme  la respiration sert aux pensants … mes amis m’aiment pour ça également et se disent sûrement que pendant que je tiens le crachoir entre les dents, ils peuvent se dispenser de s’égosiller,et profiter de mes histoires  ou bien se disent ils qu’avec moi en face c’est même pas la peine d'essayer…

Mon amoureux, qui lui me voit le jour et la nuit, doit parfois j’en suis sûre, rêver de chatterton ! À lui aussi, je le dis: pardon très cher ami de mon débit furieux, d’être si prolixe au sujet de la vie et de toutes ses fantaisies,il y a trop , bien trop de choses à dire... Bavarde je le suis, tout autant que gentille c’est dire le niveau…

J’ai tant à raconter sur ce que j’ai à vivre…

 Mais promis, à présent dés que je verrai des oreilles rouges d'indigestion, j’aurai compris que seuls mes yeux feront discours.

 

Big bisous à ceux qui parlent et surtout à ceux qui écoutent…

Aglaé

 

 

 

 

 

15/03/2011

horreur sucrée

Au secours , je me noie dans une mer épaisse, m'enlise dans les mouvances d'une cuisse trop en chair, m'ensevelis sous un déferlement de cellules graisseuses, me retrouve piégée dans une corps gonflé de sucres lents!

Je ne me reconnais plus, engoncée depuis peu dans un manteau d’hibernation adipeuse !!! Je croyais pourtant en être venue à bout en la laissant pourrir au fond du bois joli de ma nouvelle séduction !!!

Mais à coup de petits sablés semés le long des rayonnages de superette, il a retrouvé sans mal sa place sur mon dos, autour de mes hanches, se calant bien collant sur mon si beau séant !!! Horreur de réchauffement, y a plus de saisons !!! Voici que l’hiver me retrouve au printemps !

C’est en hiver que les couches sont de mise pour se tenir chaud au ventre du grand blanc, pas au début du réveil de la sève qui me donne envie d'une robe ton sur ton, mais qui pour le moment, ressemble plutôt à du ton sur thon!

Me voilà belle !! Si l’on peut dire ! Quelle drôle d’expression parodique pour exprimer que l’on se sent stupide ! Stupide de succomber au charme d’un prince charmant, fourré de chocolat ! Oh Galère comment me tourmentes tu ??A défaut de tcha tcha c’est le cha cha qui m’a eue et je n’en puis plus de toutes ces viennoiseries !!

Je me suis fait bouffer par trop de publicité, bouffant à mon tour, horrible génocide tout ce qui me passe devant,  cédant ma volonté aux plaisirs du palais, oui mais voilà ! Le palais en travaux est horrible de boursouflures !!!Mettez moi à l’échafaud que je me bouge ! Ôter je vous prie ce satané manteau qui me tient trop chaud et qui me fait bonne chair ! Je voudrais ne manger que de l’air, c’est gonflé tout de même !

Je me flagelle à coup de petits suisses, dévotion toute entière à mon corps se défendant comme il peut pour ne pas exploser… voyage dans le temps, me voici égérie de Fellini ! C’est dans l’air du temps les grosses enrobades il parait que ça paye ! Paria de la mode, échec de la toute vieille avec son chapeau noir qui voudrait faire des miss de grands entonnoirs ! Je suis là moi aussi pas trop mince c’est vrai, et je maudis bien plus les biens pensants du genre -qui nous culpabilisent de la moindre carotte-que les délices, les marquises qui fondent délicatement sur le bout de la langue ! Excuse trop facile pour céder aux caprices, je l’avoue,mais c’est le débat du moment, nous en sommes les victimes !

Aah, ma séduction se meurt, seul Rubens pourrait encore voir en moi cette belle que je fus, pour le moment morte sous une avalanche de surplus, agonie de la gracieuse au profit de cette chose… comment nommer tout ce qui sur elle se superpose ? J’ai cédé aux caprices d’une envie de goût, me voici asservie, arrivée au dégoût ! Nourriture qui donne la vie pour qui la mange, mais qui pourri le corps de ceux qui la dévore !

Je me plains, quel manque de pudeur ! Il est vrai que comme d’autres ont des problèmes de cœur, moi je me ramasse les peines de corps depuis pas mal de lune, dévorant par mégarde, après des jeûnes rythmés telle une fontaine chinoise toujours cadencée qui se vide dés que la coupe est pleine ! J’en ai ras le croupion de cette distorsion folle entre mes plaisirs orgiaques et mes purifications ! Je voudrais ne voir en la nutrition que son sens propre de régénération, ne plus lui donner le rôle d’une mère, d’une amie, d’un gourou. Nourriture qui me donne autant qu’elle me prend ! Escroc stomacal qui me susurre toujours qu’elle ne veut que mon bien et qui me fait payer le poids de ma balance et qui m’enserre la taille dans mes si beaux vêtements et qui me donne l’aspect de cette gelée anglaise dés que je bouge un peu mon corps de terre glaise et me dit « reviens, regarde toi, lutter ne sert à rien, sus au diktat de la minceur toi au moins tu te permets la douceur… Puis là maintenant, ce n’est plus pour un , vas y mange , tu le fais si bien ! »

Je la hais autant que je l’adore ! Et je me hais le corps de ne pas me dire stop plus fort que  son odeur. Je le hais encore plus de me montrer si fort par mes courbes généreuses (quelle ironie de la description d’un corps déformé de rondeurs) que je me laisse aller sur l’autel du goûter sucré !

Bien voilà, à défaut de faire du sport pour contrer les attaques, j’ai au moins pu vider mon sac. J’ai vaincu une fois ce démon adipeux, je le peux encore… donner moi un crayon que je le note plus fort : manger par conviction de se faire vivre est une bénédiction, manger par déraison pour se sentir vivre est une addiction !!

Qu’on me donne pour me sauver de mon vice, une volonté de fer et de l’eau, le corps de rêve je peux me débrouiller, j’ai déjà donné, je veux juste un peu me dédouaner et ne plus vivre avec la culpabilité de me laisser aller.

Mon courage pour une croupe allégée, ma raison pour un fessier béton !!!

Rions-en pour finir, rions avec sérieux de ce problème minime qui nous accapare toutes! Rions parce qu’il parait que ça fait maigrir de produire des hormones de bienheureux...Et dormir aussi, je tiens à le dire, pour en plus de faire l’article de mon outrancière gourmandise, je dise en filigrane que la paresse aussi me connaît un peu…

 

 big bisous à chacune d'entres nous

Aglaé

 

 

 

24/02/2011

marchand de sable

Encore un jour de brume rose, paysage figé dans un froid de colons, la vie de fourmi prend son thé, un éveil va se mettre au monde. La machine délicate du corps tout entier va commencer à s’emballer dés les premières notes d’une mélodie en bande virtuelle… fonction de réveil, de relance diurne…

Les Yeux d’abord qui nous sortent vers l’aube, d’un rêve utopique et dégingandé. Nous retrouvons le plan en trois dimensions sous notre plume chaude qui couvre le charnel. Comme passé d’un monde à l’autre où nous flottions plus avant, nous voici regagné de lourde pesanteur, aspiré vers un sol que bientôt nous foulerons.

Le Cœur, organe central de toute la machine, se met à cogner en mode plus rythmique relançant dans les jambes des courants de sang chauds, par vague de frissons, histoire de voir si les extrémités tiendront la barre haut .Il bat donc sourdement rappelant en même temps qu’une mort onirique ne peut rien contre lui qui connaît la musique. « Rassure toi » scande-t-il « tu n’étais que Morphée dans les bras de la nuit, je te rends à la vie de ta réalité ».

Cœur et vue répondant à l’appel, font fourmiller le corps de réveil imminent… on se détend, on se tend, on cherche une excuse pour prolonger ce temps. La chaleur nous réconforte encore dans son étreinte douce, on doit se muer hors de cette chrysalide de brouillard noctambule… Le sang me bat les tempes, réveil artificiel d’un téléphone froid, je me mue de guerrière pourfendant mes rancoeurs au cœur d’une nuit d’encre à cette femme qui se bat pour chasser le sommeil de ses yeux bleus de cendre.

Docile à l’appel d’une vie à vivre, je lève un cil puis l’autre vers ce nouvel avenir d’un jour blanc de triomphes, vierge d’aventure ; un jour de vie pure à distiller soi-même au gré des impulsions, un jour de plus, un jour nouveau…un autre jour en somme pour qui n’est pas comme moi enthousiaste à outrance…

Je me sors du carcan de chaleur humanisée à mon coté, je me lève enfin étirée jusqu’aux extrémités, balayant d’un revers de la main les dernières traces de ma nuit de songes, reprisant  de raison les filaments du rêve qui perdure en toile de fond, point d’envol hors du lit, les ailes sont pour mes nuits…  

Je récite tout bas la promesse à mon lit de revenir ici avant que la lune monte,  pour assouvir, vorace, mon inclination : me vautrer en lui ! Lui laissant le soin de porter quelques heures ma carcasse de bipède vivant, pendant qu’en apparence dissolue de vigueur, je pourchasse à tire d’ailes de dragon, ma prochaine conquête…en mon for intérieur !

Et de l’éveil né, voici que naît aussi la réalité de ma vie, elle me frôle la main, me murmure à l’oreille, me retient incertain de vouloir faire naître son propre éveil… comme j’aime m’éveiller dans ma réalité et savourer l’instant ou mon rêve dissipé, je  vois très  nettement, juste là, tout à coté…mon rêve réalisé… comme j’aime retrouver ma réalité après l’avoir laisser pour un sommeil de plomb, membres abandonnés au repos mérité.

Un éveil qui prend vie nous coûte le prix d’un voyage subjectif au fin fond de nous même, mais ce qu’il offre à nos yeux, au matin de sa vie, ne se paie pas en monnaie de songes…

Et puis pour tout ceux qui exècrent la venue des matins, le monde est ainsi fait que chaque soir, une nuit revient… et il faut chaque jour remettre son ouvrage … alors … dormez bien.

 

Big bisous aux dormeurs qui ne savent se réveiller…

Aglaé